Monts et Merveilles

Punta Mona est derrière moi depuis le 20 Février, cela fait quelques semaines que je n’avais pas pris le temps du recul encore. Est-ce une volonté de ma part de ne pas écrire afin de me laisser le temps de digérer toutes ces nouvelles expériences que j’ai vécu … En effet, je crois que l’envie d’écrire au sujet de ces découvertes ne manquait pas, mais j’ai préféré privilégier le fait de savourer chaque instant et de les écrire au fond de moi, car ce n’est pas tout les jours qu’on traverses des pays, des cultures, des paysages d’un extrême à l’autre avec des rencontres toutes aussi éclectiques.
Quand l’espoir n’est plus là, j’ai foi en l’inespéré !
Le jour où j’ai quitté Punta Mona, j’ai attendu l’arrivée de mon colis avec les petites lettres et attention de chacun (et ma nouvelle carte bancaire). Quel bonheur ce fut pour moi que d’attendre ce colis tout une après midi au bord de la plage. On aurait dit que j’étais dans une attente tel un enfant qui attend son cadeau d’anniversaire. En attendant, j’ai profité d’un bon livre que je vous recommande « Mange, Prie, Aime » de Elizabeth Gilbert, avec pour musique d’accompagnement, les vagues qui s’amusaient à repousser les baigneurs de la mer, un petit souffle de vent qui jouait avec les ombres des feuilles de cocotiers.
Je commençais un nouveau chapitre et j’avais moi-même l’impression de commencer un nouveau voyage avec de nouvelles péripéties, de tourner la page pour en commencer une autre. Je ne tarderai pas à me conforter dans cet état d’esprit que je me suis forgé depuis mon départ « Chaque jour est un défi à relever pour nous rendre compte à quel point je suis vivant ». Je suis resté à Puerto Viejo quelques jours, où j’ai pu passer un peu de temps à faire plus amples connaissance avec Jenna et Louis. Je n’avais en rien prévu ce qui allait se passer sur la suite, mais je savais que j’allais vivre quelques semaines balloté d’un endroit à un autre, tout en savourant l’imprévu.
Il y a ceux qui aime préparer leur voyage et anticiper chaque déplacement et il y a moi. Un voyageur non préparé se laissant porté par ce que je ressens. J’aime vraiment cela. J’avais envie d’écouter de plus en plus ce que je ressentais au fond de moi et de laisser libre court à cet intérieur qui me guidait. A ce moment là, c’est Louis et Jenna qui ont été mes guides. Sacré rencontre avec ce jeune couple d’Américain du Minessota, tout les deux enseignants. Louis parle peu Français, mais quand on s’amuser à inverser les rôles, je prenais plaisir à encourager ses progrès. Surtout qu’ils sont prêts à venir à Rouen ! Fidèle à moi-même, je pourrais me reconvertir en ambassadeur de la Normandie à l’étranger 😉
Mis à part mon chauvinisme, j’ai enfin pu trouver des petites cartes postales que je me suis empressé d’écrire avec tellement de bonheur. Prendre le temps de s’écrire je trouve cela tellement plus magique. Vous me direz quel ressenti vous avez eu en trouvant celle-ci dans votre boîte au lettre. D’ailleurs si vous n’avez pas reçu la vôtre, sachez qu’il est toujours possible de m’envoyer votre adresse postale, car dans la précipitation du départ, je n’ai pas eu le temps de demander à tout le monde son adresse.
En les écrivant, une nouvelle fois, j’ai pris le temps de ma relecture mais plus individuellement dans ce que j’allais vous transmettre.

D’ailleurs pour ceux qui m’ont réclamé une adresse, vous pouvez vous faire plaisir à m’écrire à cette adresse, je reçois une semaine après votre lettre postée :

Jordan LEFLON
Chez Marie Thérèse Thévard
3052 Sentier du Petit Patelin
LA BAIE, QUEBEC

G7B 3P6

 

Juste avant de partir pour San José, de nouveau seul, un jour après Jenna et Louis. Je pensais pouvoir revoir Arnaud mon colloc de chambre et compagnon de Permaculture. Internet n’étant pas tous les jours usuel sur Punta Mona, j’ai fini par décider de partir, resté sans réponses de sa part.
Mais par moment, la vie nous offre bien des surprises dans nos malheurs, à chacun de s’en émerveiller quand ils pointent le bout de leur nez. En effet, j’ai raté mon bus ne retrouvant plus la clé de ma chambre d’auberge. Donc j’ai attendu le second parmi la foule de touristes s’agglutinant autour de leurs montagnes de bagages.
Un bus jaune s’est arrêté face à nous et klaxonnait. Bizarre, mais je suis resté tranquille à regarder ce que cherchait à exprimer ce bus face à cette foule. Et là je vois descendre Arnaud les bras grands ouvert, courant, tout en criant « Jordan ! ». Surpris et ayant une joie intérieur prêt à déborder, je me suis lever, j’ai couru les bras ouvert vers lui de bonheur. La foule ému par ce moment de réel tendresse et d’amitié, s’est mise à applaudir cette scène qu’on aurait pu assimilé à ce qu’on voit parfois en fin de film. Et bien ça arrive en vraie ! J’ai pas eu le temps de comprendre ce qu’il se passait que j’étais déjà dans ce bus jaune en route pour San José, où Arnaud et Yaël transportaient du matériel pour le festival Envision.
Le voyage à l’étranger, nous rend tellement plus sensible et à l’écoute de nos émotions, qu’on vit très régulièrement les sensations fortes comme dans les montagnes russes ! Je suis pas le seul à l’avoir expérimenté ;p
Le retour à San José
Je crois définitivement que cette ville a testé mes capacités d’adaptation. Après avoir profité d’un super moment de voyage avec les potes, je me suis mis à la recherche d’un taxi qui saurait me conduire au RbnB que j’avais réservé.
Pour mémo, j’angoissais à l’idée de cette rencontre avec un collègue de mon voleur de carte. Mais celui-ci avait l’air vraiment aimable, mais je m’en méfiais tout de même. Nous avons cherché l’adresse indiqué qui n’en été pas une, sans portable (la batterie a le don de me lâcher dans ces moments là) pour se repérer, pour contacter le lieu. Et lorsque qu’avec l’aide des habitants  (en espagnol bien-sûr) nous avons finis par trouver la bonne porte. La propriétaire du lieu a bien confirmé l’adresse, mais ne pouvait m’accueillir car la réservation avait été faite par le site automatiquement alors qu’elle n’accueillait plus personne. J’étais comme on dit dans l’embarras, en espagnol, « en la merda » !
Ce taxidriver m’a proposé de chercher un autre hôtel, puis nous avons découvert que la ville était emplis de bouchons comme à Rouen. Sauf que cela était si exceptionnel, qu’on ne comptait plus le nombre d’accidents causés par cette circulation. Au bout de 3h de recherche, le taxi driver me proposait de dormir chez lui si le dernier hôtel n’avait de place comme les 6 autres précédents. Mais j’ai trouvé ! On a pu partager la clope de la victoire !
Le lendemain ce fut avec joie que je l’ai retrouvé pour rejoindre la demeure de Jenna et Louis chez leur grand-mère. De nouveau, vous pouvez imaginer comment on s’est amusé à communiquer sur tout et rien. J’ai pu me réconcilier avec l’idée de rencontrer un taxi driver, honnête.
« Sweet dreams », doux rêves ou rêves sucrés ?
Vivre une rencontre au quotidien, partager une page de ma vie avec Jenna et Louis reste un souvenir tellement doux dans ce « Keep calm » qui aura duré 9 jours à travers le Costa Rica.
Durant ces 9 jours, j’ai dû m’adapter à ce nouveau profil de voyage que fut l’accompagnement de deux personnes en couple en exploration du Costa Rica. La complicité qui nous avait déjà permis une multitude de moments à s’amuser sur Punta Mona, et cette décision que j’ai prise de partir avec eux a pris son sens quand je ressentais une confiance qui faisait d’eux des alliés de voyage. J’ai dû apprendre à taire certains doutes qu’on a parfois quand on trouve les personnes qui nous veulent du bien comme trop honnêtes et accueillantes. Il y a toujours des signaux qui ne mentent pas sur les intérêts d’une personne altruiste.  Prendre soin de demander si j’ai bien compris pour faire l’effort de m’expliquer à nouveau ; prendre le temps de me noter sur papier les indications pour ne pas me perdre sur le chemin afin de trouver mon auberge à Puerto Viejo ; le sauvetage de ma nuit en retirant une araignée de mon lit tout en prenant garde de ne pas m’effrayer plus ; l’intérêt porté sur l’autre et qui il est, ce qu’il pense d’un sujet (même s’il ne parle pas anglais) pour m’intégrer à la conversation ; les encouragements perpétuelles et les félicitations dans mes progrès d’expression orale ; etc.
Nous sommes donc partis dans cette immensité tels des compagnons de route de toujours, pour partager ces paysages, ces mêmes instants de cuisine et de repas tantôt à la française, tantôt à l’américaine. J’ai même eu le droit au surnom de « Magicien » en cuisine. Je l’ai accepté avec humilité, mais je me dis que tout les français doivent être des magiciens en cuisine au regard du monde entier … Ce qui est vraiment drôle, c’est que n’ayant pas tout les ingrédients français à disposition pour faire une tourte par exemple, j’ai dû composer avec des tortillas à la place de pâte feuilleté. Et ça marche très bien ! Le coup du flan normand cuit au bain marie n’ayant pas trouvé de four, les as surpris. Je peux remercier mes parents quand j’assiste à tant de bonheur partagé autour d’un bon plat cuisiné, les années scoutes et étudiantes pour la débrouillardise. Dans tous les cas, ce fut que de merveilles qu’on a pu partager dans un même plaisir universel, celui de se régaler.
 
J’ai en mémoire les longues heures de discussion et d’apprentissage où Louis tentait de m’expliquer en anglais les gestes de cuisine et moi en français. Le rire aux lèvres quand Louis concluait ces temps d’apprentissages par un très sérieux « Je suis Français, complètement Français et je parle très bien le Français ! »
J’ai même eu la chance de pouvoir partager des heures de discussions à relire le voyage que nous étions en train de vivre à l’intérieur, comme à l’extérieur, sur la relation à nos amis respectifs, sur nos valeurs et nos vies qui en découle. Jenna enseignante dans les arts plastiques en primaire et Louis en langues et sciences politiques au lycée, nous avons très souvent échangé sur le sujet d’éducation. Témoin d’une tendresse entre ces deux là, j’ai pu observer et discuter avec eux de ce que pouvait être une relation d’amour, comment elle se construit pour eux afin de profiter de leur beau témoignage de vie. Je compte bien répondre à leur invitation d’aller leur rendre visite au Minnesota dès que possible. Et espère pouvoir vous les présenter s’ils viennent vraiment en septembre.
Ce périple s’est poursuivi dans un univers céleste avec notre passage au dessus de la forêt tropicale et dans celle-ci grâce aux 15 tyroliennes qui nous ont fait vibrer entre émerveillement devant cette immensité majestueuse, et sensation du vide qui nous fait sentir si fragile et petit à côté de cette mer de verdure à perte de vue.
Dans ce pays, j’ai à nouveau fait l’expérience de l’immense et du minuscule, de l’importance que peut avoir les deux combinés, car l’un ne survit pas sans l’autre. Peut être que dans notre quotidien de citadins, il y a à garder cette notion de vigilance, d’attention aux petites choses qui nous entourent et reconnaître les immensités dont on fait partis. Nous sommes un tout en interconnections, si une entité tend à disparaître que deviendra cette immensité sans celle-ci.
L’inespéré est parfois remplacé par ce qu’on appelle, l’inattendu, la veille de mon décollage pour le Nicaragua. J’ai encore eu cette phrase dans ma tête « ce qui ne me tue pas me rend plus fort », lorsque j’ai découvert un voyageur clandestin en cherchant mon matériel de rasage dans une poche de mon sac restés fermée depuis 9 jours.
Un « Ahhhhhh ! » d’horreur dirais ma mère en apprenant cela. Je me suis gardé de lui dire avant, donc j’imagine sa réaction en lisant cet article. Je vais certainement avoir droit à un appel pour me dire de rentrer tout de suite 😉 Si c’est le matin pour toi, je suis en train de dormir … ZZzzzzzz !
Pour dédramatiser, j’ai pu me poser tranquillement et prendre du repos en ce lieu magnifique.
Pour relativiser, les boss de la ville de Rouen, les noix de coco (chute), les fourmis, les moustiques, les requins, les araignées, les champignons, les toilettes sèches, le piment rouge, le fait d’être étranger et maintenant les scorpions n’auront pas eu raison de moi ! Peut être qu’une tempête de neige, un maringouin, ou un ours polaire pourrait m’achever, mais j’en doute ! Pour information, je ne suis pas du tout tombé malade depuis mon départ, je me rappelle plus trop ce que c’est. Et cela sans usage de médicaments de prévention, s’il y a des sceptiques parmi les lecteurs. A croire que les fruits et légumes dans ces fermes m’ont rendus aussi très résistant … Plus qu’avec nos fruits et légumes d’hypermarché ?
Un courant d’air, dans ce lieu au milles couleurs
Emporté à travers les monts et les nuages, tel un oiseau au dessus de la terre qui m’a laissé entrevoir différentes courbes à travers les nuages. Tantôt des courbes de montagnes recouvertes d’une verdure me rappelant mon envol au dessus du Monte Verde ou juste d’une terre sèche de volcan empli de minéraux qui se garde bien de laisser la verdure progresser dans les hauteurs. Tantôt de magnifiques courbes de rivières, de lacs reflétant les éclats de lumières sur des nuances de bleu et de vert.
Je suis arrivé sur Managua, la capitale du Nicaragua ne sachant pas trop ce que j’allais y découvrir. La petite voix de mon porte monnaie me disait avec raison de patienter pendant 3 semaines dans ce pays pour espérer de pas perdre mon billet d’avion en direction du Canada prévu le 30 Mars. Alors j’ai commencer à découvrir cette ville où je me sentais encore plus étranger parmi les étrangers.
Ah l’espagnol ! Ce fut encore moins mon fort n’ayant absolument pas pratiqué pour rester concentré sur l’anglais. J’avais peur de croiser encore la route de personnes qui chercheraient à profiter de moi.
J’ai donc prévu sur ce périple de ne plus prendre de taxi et de découvrir cette ville à pied !
Mon hôte me disait que j’étais très ambitieux de vouloir visiter le centre ville et parcourir autant de distance seul sous cette chaleur. J’ai tenté de lui faire remarquer que j’étais en voyage pour marcher et découvrir de mes propres moyens ce lieu inconnu.
Le premier jour, j’ai arpenté les rues comme un explorateur parti en mission de repérage. Je me suis fait ma propre carte de repères visuels. Puis j’ai demandé les différents lieux à visiter sur une carte que j’avais trouvé lors d’une expédition.
De nouveau, je me sentais aventurier à vouloir poser les yeux sur des choses complètement inconnus à ma culture d’européen et me dire « Wouaaaouuuu ! Ca c’est sûr je le rentre dans ma mémoire, je le verrai pas tous les jours dans ma vie ! ». C’est un peu comme quand un enfant apprends un nouveau mot de vocabulaire tout fier de l’utiliser et de se l’approprier comme une richesse personnel qui étend encore plus sa capacité d’expression, d’ouverture sur l’extérieur. J’ai l’impression de redécouvrir en moi, cet esprit et attention d’enfant qui s’émerveille de tout. C’est une belle manière de capter au mieux le bonheur vécu sur ce genre de moment.
A la recherche de différents musées, je me suis perdu dans les rues. Quel plaisir de se perdre dans une ville que l’on ne connait pas, coincée dans le temps, où l’on peut croiser des anachronismes qui changent selon le pays d’où l’on vient. On y trouve de beaux trésors !
Je retrouve en milieu d’un carrefour voitures et charrettes. L’expression « Bouges ton char ! » fait sens face à ce genre de situation. Peut être que très bientôt nous verrons nous aussi plus de charrettes en Europe, pour palier à la pénurie de pétrole … La voiture deviendra alors un anachronisme ?
La population est vive en certains quartiers. J’aurai pu essayé de visiter ces quartiers les yeux bandés, attiré par le bruit et les odeurs. Le plaisir des yeux vient ensuite, quand on se retrouve submerger par toutes les couleurs d’un tableau de vie qu’est le marché de Managua. Ce tableau prend vie par toutes ces personnes que l’on entend acheter, vendre, regarder, transporter ces denrées aux milles couleurs.
Si on prends le temps d’avancer dans cette rue qui éveille le nez aux milles parfums, on retrouve l’odeur des épices, des fritures, des fruits, des grillades.
Il y avait des détails de cette fresque du marché qui a aiguisé mes papilles. A certains détours de ruelles, je ne voulais pas trop m’arrêter car les odeurs fortes de viandes qui vennaient chatouiller mes narines. C’est tellement loin de nos boucheries traditionnelles françaises. De quoi faire pleurer des bouchers ou de faire fuir en courant un végétarien.
Le Nicaragua, c’est un environnement éclectique entre pauvreté et richesse. Je réalise que cette capitale est encore en voie de développement. Certaines maisons vont être construites de morceaux de métal et de bois, d’autres vont ressembler à de grands palaces cachés par de hautes palissades à l’abri des regards. Le traitement des déchets est laissé au libre arbitre de chacun des habitants. Qu’en penser ? C’est difficile de comprendre comment on en est encore là que ce soit ici ou même dans notre pays (si l’on passe au détour d’une déchetterie sauvage en pleine forêt).
Après quelques jours j’ai eu du mal à me sentir à l’aise dans cette ville. Est-ce le fait d’y être seul ? De ne pas y trouver un objectif claire de voyage ? Je me suis à ce moment souvent posé la question de comment j’allais rester durant 3 semaines dans ce pays, patienter pour ne pas perdre mon billet d’avion. J’ai vraiment eu du mal à trouver mes intérêts à rester dans ce pays qui n’était pas prévu. Je ressentais un besoin de retrouver un pays où je pourrais me socialiser de nouveau. La sensation de devoir se sentir vivant de par la rencontre francophone. Sentir un point commun qui me permettait de retrouver un peu de moi, de ma possibilité de communiquer tel que j’aime le faire habituellement, après deux mois et demi à communiquer sur ma réserve. Notre naturel revient vite au galop, et là je comprenais au fond de moi qu’il me fallait quitter plus tôt cette étape de voyage pour arriver sur ma nouvelle et dernière étape où j’allais retrouver un peu de moi.
Cela me fait souvent penser au fait que ce voyage je le voulais proche de ce que je suis. Non pas dans l’idée d’une quête identitaire, mais plus comme une manière de retrouver cette écoute de moi-même qui me permettent de savoir ce qui me donne envie d’avancer, et ce qui au contraire peut me laisser sans intérêts dans ce que j’entreprends.
Je pense avoir été à l’écoute de moi-même sur toute cette partie de voyage. Une introspection de moi-même, c’est ce que j’ai vécu en Amérique centrale. Quel aventure humaine !
Je vous dit à très vite pour l’article sur la suite des péripéties au Canada, ainsi que sur la permaculture power !
Jordan